28.05.2007

De l'ombre à la lumière...

Il fut un temps...ou comme tout le monde je me posais des questions existentielles, tellement de questions, qu'il m'a fallu prendre d'urgence une semaine (oui c'est tombé sur une semaine de vacances scolaires et alors?!!!). Une semaine pendant laquelle il m'a fallu trouver des réponses à tout ce qui m'entourait, à ma vie, mes amis, ma famille, ma sexualité...

Ce dernier point était surement, le point de questionnement le plus difficile à traiter, répondre à cette question, c'était répondre à toute les autres, avec comme principe, que j'étais attiré par les filles, mais aussi ...par les garçons...Pourquoi la vie ne pouvait pas être un doux fleuve tranquille, que l'on devrait traverser sans aucune difficulté ? Je dirais surement parce que l'être humain a pour principe de conduite de se compliquer la vie.

 Le choix le plus judicieux était donc de garder ma bisexualité, même si je ne pouvais pas l'assumer entièrement,  car même si je continue à fréquenter la gente féminine, je ne fréquente la gente masculine qu'en dehors de mon espace vitale, c'est à dire en dehors de ma ville. Pas simple!!! Je vous l'avoue, mais à 20 ans il est difficile d'assumer quelque chose qui sort des normes de ce pays et en particulier des rémois, qui sont à mon avis, le peuple le moins tolérant en France, et qui ne peuvent se résoudre à modifier leur mentalité datant d'un autre siècle.

Depuis que j'ai découvert le monde gay, je me surprends à apprécier une culture différente, une culture gay et gaie, même si mes rencontres se comptent sur les doigts d'une main (voir les deux), j'ai grandement apprécié l'ouverture d'esprit et le lien très fort qui pouvait lier deux hommes. Deux hommes qui s'aiment dégagent tellement de sensualité et de sexualité, de tendresse et de virilité, de beauté physique, de chaleur... Et là on entre dans un autre univers, celui du plaisir intense, sans retenu ou deux corps se frottent l'un à l'autre jusqu'à en faire plus qu'un.

Mais dans ce monde gay, existent différentes cultures, les "fofolles" comme je les appellerais (style STEVEE de loft story, excusez moi pour l’exemple) et les "ours" (style Eric Cantona). J'avoue être tombé amoureux de la deuxième culture, une culture plus ouverte, plus simple, où le superficiel est mis de coté pour laisser place à l'homme, au vrai. 

D'ailleurs je n'ai rencontré que cette catégorie qui m'a fait découvrir les plaisirs de l'amour entre hommes, avec comme mot d'ordre virilité, douceur, sensualité et sexualité.... et je n'ai pas fini de visiter ce monde que je commence à apprécier.